À l’ère où l’on est tenté de croire qu’un surpoids est problématique, les régimes sont encore bien présents, parfois simplement déguisés. « Jeûne intermittent », « régime cétogène » ou « diète paléo »… ces approches peuvent sembler attirantes au départ, car elles sont différentes et elles nous inspirent à changer.
La problématique des régimes
Le dictionnaire Larousse définit le terme « régime » comme une conduite alimentaire caractérisée par des restrictions.
C’est bien là le cœur du problème : la restriction.
Prenons un exemple : décider de ne plus manger de glucides pendant quelques semaines. Au départ, la motivation est forte, tout semble fonctionner, mais vient un moment où une envie surgit, disons des bonbons. Comme c’est un aliment que nous nous sommes « interdit », cela crée de la frustration. Rapidement, cette envie devient une obsession. Souvent, cela se termine par des compulsions : manger des bonbons tous les jours pendant plusieurs semaines, et ce, avec un sentiment de culpabilité et de honte.
Ce cycle est bien documenté : les restrictions alimentaires mènent presque toujours aux compulsions.
Pourquoi les régimes échouent-ils à long terme ?
Au-delà du fait de consommer trop de calories, d’autres mécanismes expliquent pourquoi les régimes ne fonctionnent pas :
- Effet yo-yo : le poids perdu est généralement repris, parfois avec un surplus, car le corps cherche à compenser la période de privation.
- Culpabilité et perte d’estime : chaque « écart » est perçu comme un échec personnel, ce qui affecte la confiance en soi.
- Isolement social : refuser un repas en famille, apporter son lunch lors d’un souper… la rigidité alimentaire finit par nuire aux relations.
- Fatigue mentale : la ligne est mince entre « faire attention » à nos choix alimentaires et être constamment en train de compter, mesurer, calculer… ce contrôle permanent devient épuisant.
Alors, quoi faire pour perdre du poids ?
Plutôt que de tout changer d’un coup ou de s’imposer des interdits, il est beaucoup plus efficace de cibler 1 ou 2 éléments à améliorer à la fois. Voici quelques exemples simples :
- Boire un verre d’eau de plus chaque jour.
- Au dîner, ajouter des crudités à son sandwich.
- Au déjeuner, intégrer une source de protéines (ex. yogourt grec, œufs, fromage).
- Cuisiner un dessert maison une fois par mois plutôt que d’acheter des desserts de l’épicerie.
- Intégrer une collation en après-midi pour éviter d’être affamé au souper.
Ces gestes ne sont pas des restrictions : ils bonifient l’alimentation. C’est en accumulant de petits changements positifs, réalistes et durables que l’on parvient réellement à améliorer sa santé et à maintenir ses résultats.
L’importance de l’accompagnement
Changer ses habitudes seul est possible, mais pas toujours facile. Entre la désinformation, les tendances contradictoires et la pression sociale, il est normal de se sentir perdu.
C’est là qu’intervient le rôle d’une nutritionniste :
- Offrir des conseils personnalisés, adaptés au quotidien.
- Déconstruire les mythes.
- Comprendre les défis personnels en alimentation.
- Encourager les progrès, même petits, et aider à rester motivé.
Conclusion
Si vous en avez assez de la spirale des régimes, rappelez-vous ceci : « ce n’est pas vous qui échouez, ce sont les régimes qui ne fonctionnent pas ». La vraie solution n’est pas de s’imposer plus de règles, mais de bâtir une alimentation équilibrée, flexible et adaptée à votre vie.
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N.B. Afin d’alléger le texte, le masculin est utilisé sans discrimination et désigne toutes les personnes, peu importe leur genre. Les informations de cet article ne remplacent pas des conseils personnalisés d’un professionnel de la santé. Il est important de consulter votre équipe médicale avant d’apporter des modifications à votre mode de vie.


